L’art du portrait

Le Croatoan de pierre

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   avec malveillance      bien qu’usés par les ans      d’entre les mandibules      deux globes immenses      gothiques      griffues      hautes      horribles      noir      ouverte      plus saisissantes      prêt à bondir      Quoique indéniablement fantastique      sournoise et      tortueux et   
   , la créature semblait si réelle qu’on eût dit qu’elle s’inspirait d’un être de chair et de sang. Mais surtout, l’artiste avait réussi à imprimer dans son allure une sorte de puissance maléfique. À l’instar des statues du diable, on avait l’impression que le sculpteur était parvenu à capturer dans son œuvre l’essence même du Mal. (…)
   De nombreux détails, , donnaient à l’ensemble un aspect parfaitement répugnant, en particulier les appendices, ondulants, qui paraissaient jaillir de la gueule . Leur forme était si bien exécutée que leur matière elle-même semblait visqueuse.
   Mais ce qui glaça Lorraine, ce furent les yeux du monstre, , percés d’un trou . Enveloppé par les membranes de ses ailes , dans la posture menaçante d’un fauve , Croatoan dévisageait quiconque le regardait. Quand on se déplaçait à droite ou à gauche, quelque illusion d’optique étonnante donnait le sentiment que ses yeux continuaient de vous suivre.

   Henri LŒVENBRUCK, Les Disparus de Blackmore  , chapitre 42, Éditions XO, 2023