Bien noté

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17/11/2014 

Comme vous le savez, je me lève tôt le matin, disons quatre heures. Et j’écoute en prenant le café La Première qui rediffuse l’émission présentée par Walid C’est presque sérieux. Ce lundi matin, c’était celle du vendredi 14 novembre.

Walid y évoque non seulement l’expression préférée d’un de ses complices, Raoul Reyers : En voiture, Simone ! mais il l’énonce dans sa forme complète et en révèle l’origine.

 

 

09/11/2014 

Organisé à l’Athénée de Nivelles au profit des Amis de l’Institut Bordet, pour soutenir la lutte contre le cancer, le Concours d’orthographe aura lieu cette année le samedi 29 novembre.

Le texte de la dictée est écrit, depuis plus de vingt ans, par Bruno Dewaele. Ses articles, on le sait, pétillent de malice, nous rappelant que parler, c’est décrire le monde, qu’écrire, c’est réfléchir à ce que l’on dit, et que l’orthographe, c’est la réflexion sur ce que l’on écrit. Faites un tour sur son blog À la fortune du mot et son site Par mots et par vaux, vous en serez convaincu.

Ajout du 29/11/2014 : Le texte de cette dictée figure sur le site de l’auteur. Le titre ? Quand l’exemple vient d’en haut…

 

 

14/10/2014

Vous connaissez sans doute la collection Espace Nord. Le catalogue rassemble quelques centaines de titres du patrimoine littéraire francophone belge.

L’éditeur participe au Salon de l’Éducation, du 15 au 19 octobre à Charleroi.

À cette occasion, il lance un nouvel Espace Nord Pédagogique, constitué de dossiers du professeur : résumé, contexte, biographie, exercices, prolongements.

Une présentation spécifique de cet outil pensé pour les enseignants sera organisée le mercredi 15 octobre dès 15 h 15 à l’Atelier Livre Jeunesse. Des exemplaires des premiers dossiers seront distribués lors de cette séance, m’annonce-t-on. À bon entendeur…

 

 

27/09/2014 

Aujourd’hui, c’est la fête des francophones de Belgique et de l’Institution qui les représente.

« Amour sacré de la patrie,
Rends-nous l’audace et la fierté ;
À mon pays je dois la vie ;
Il me devra sa liberté. »

Après l’Opéra de Paris en 1828, La Muette de Portici est exécutée à La Monnaie le 25 août 1830. La musique est de Daniel-Fran├žois-Esprit AUBER, le livret de Germain DELAVIGNE, retravaillé par Eugène SCRIBE. Lors du duo de l’Amour sacré de la patrie  chanté au deuxième acte, dans la scène 2, par Masaniello et son ami Pietro, le public s’enflamme et sort sur la place, exigeant le départ des Hollandais du pays. Pendant un mois, les contestations vont s’intensifier pour connaître leur apogée fin septembre : le 27, Bruxellois et Wallons viennent à bout de l’occupation  .

Le phonographe n’existait pas encore. Cent ans plus tard, Columbia  réalise un enregistrement avec Louis Dister (ténor) et Louis Richard (baryton), du Théâtre royal de la Monnaie, et Fernand Goeyens (piano)    .

En 1930 toujours, Polydor  enregistre la version de Franz Kaisin (ténor) et José Beckmans (baryton)   tandis que La Voix de son maître  propose celle de Fernand Ansseau (ténor) et Ernest Tilkin Servais (baryton)  .

Comme vous le savez, l’expression Amour sacré de la patrie  figure également dans La Marseillaise   (couplet VI).

 

 

29/08/2014

Avant le journal télévisé de dix-neuf heures, RTL-TVI propose le jeu de Jean-Michel Zecca, Septante et un*. Hier, l’animateur s’en est allé d’une blague corse. Je vous en transcris le texte, de mémoire et sans l’accent, hélas, la chaîne* ne semble pas offrir cette vidéo à la demande.

« Un touriste s’arrête dans le bistrot d’un village corse et voit sur un écriteau Sandwich touriste : 15 euros.

— Bonjour Monsieur. C’est quoi, là, votre sandwich touriste ?

— Eh bé, c’est une tranche de pain corse, avé une tranche de mortadelle corse, quelques tranches de tomates corses, le tout avé une sauce typique corse.

Sur l’écriteau, un peu en-dessous, s’affiche en toutes petites lettres Sandwich corse : 1,50 euro.

— Et votre sandwich corse, là, c’est quoi ?

— Eh bé, c’est une tranche de pain corse, avé une tranche de mortadelle corse, quelques tranches de tomates corses, le tout avé une sauce typique corse.

— Ah ! Eh bien, je vais prendre un sandwich corse alors.

— Eh bé, de ceux-là, on n’en a plus. »

 

 

01/08/2014 

Je suis matinal, j’écoute volontiers La Première, notamment après cinq heures, le Cinquante-dix minutes des Belges à Paris, avec Charline Vanhoenacker et Alex Vizorek.

Aujourd’hui, le poète et auteur dramatique René de Obaldia était à l’honneur. Il a récité cette surenchère enfantine de son cru :

« Chez moi            

Chez moi, dit la petite fille
On élève un éléphant.
Le dimanche son œil brille
Quand Papa le peint en blanc.

Chez moi, dit le petit garçon
On élève une tortue.
Elle chante des chansons
En latin et en laitue.

Chez moi, dit la petite fille
Notre vaisselle est en or,
Quand on mange des lentilles
On croit manger un trésor.

Chez moi, dit le petit garçon
Vit un empereur chinois.
Il dort sur le paillasson
Aussi bien qu’un Iroquois.

Iroquois ! dit la petite fille.
Tu veux te moquer de moi.
Si je trouve mon aiguille,
Je vais te piquer le doigt ! »

René DE OBALDIA    , Les Innocentines, Poèmes pour enfants et quelques adultes, Grasset, 1969

 

 

18/07/2014 

Voici la petite leçon de vocabulaire sur les cris d’animaux donnée par un ancien instituteur à ses petits-enfants il y a près de quarante ans :

« Tu le sais bien sûr depuis longtemps, le coq chante, cocorico, la poule caquète, le chien aboie quand le cheval hennit et que beugle le bœuf et meugle la vache, l’hirondelle gazouille, la colombe roucoule et le pinson ramage. Les moineaux piaillent, le faisan et l’oie criaillent quand le dindon glousse. La grenouille coasse mais le corbeau croasse et la pie jacasse. Et le chat, comme le tigre, miaule, l’éléphant barrit, l’âne brait, mais le cerf rait. Le mouton bêle évidemment et bourdonne l’abeille. La biche brame quand le loup hurle. Tu sais, bien sûr, tous ces cris-là mais sais-tu ? Sais-tu ? Que le canard nasille – les canards nasillardent ! Que le bouc ou la chèvre chevrote. Que le hibou hulule mais que la chouette, elle, chuinte. Que le paon braille, que l’aigle trompète. Sais-tu ? Que si la tourterelle roucoule, le ramier caracoule et que la bécasse croule, que la perdrix carabe, que la cigogne craquète et que si le corbeau croasse, la corneille corbine et que le lapin glapit quand le lièvre vagit. Tu sais tout cela ? Bien.

» Mais sais-tu, sais-tu ? Que l’alouette grisolle, tu ne le savais pas. Et peut-être ne sais-tu pas davantage que le pivert picasse. C’est excusable ! Ou que le sanglier grommelle, que le chameau blatère. Et que c’est à cause du chameau que l’on déblatère ! Tu ne sais pas non plus peut-être que la huppe pupule. Et je ne sais pas non plus si on l’appelle en Limousin la pépue  parce qu’elle pupule ou parce qu’elle fait son nid avec de la chose qui pue. Qu’importe ! Mais c’est joli : la huppe pupule ! Et encore sais-tu ? Sais-tu que la souris, la petite souris grise… devine ! La petite souris grise chicote et plus dommage encore de ne pas savoir, de ne pas savoir, que le geai, que le geai cajole ! »

Fernand DUPUY, L’Albine, Scènes de la vie en Limousin et en Périgord vert, éd. Fayard, 1978

Né en 1917, cet ancien instituteur, écrivain, résistant et membre du parti communiste, est mort en 1999. Son ouvrage évoqué ici est réédité chez Aubéron.

À ce propos, une grille de mots croisés vous est proposée, qui rassemble non plus trente-six cris d’animaux mais quarante-huit, elle fait vingt-quatre cases de côté : seuls les détenteurs d’un grand écran l’apprécieront, l’ancienne grille est donc conservée.

 

 

08/07/2014 

Si vous appréciez l’humour météorologique, voici la plaisanterie de Denis Collard sur La Première ce matin un peu avant 5 h 30 :

« Aujourd’hui, il va pleuvoir… une fois, mais longtemps ! »

Trait d’esprit à rapprocher de celui entendu sur une station concurrente l’an dernier.

 

 

20/06/2014 

Les passionnés de théâtre à la recherche de textes à lire et les comédiens amateurs en quête de pièces à interpréter trouveront bien utile le site Théâtre gratuit.

Pas loin de cinq cents* titres sont proposés en fichiers epub, pour les liseuses, et pdf, pour ordinateurs et imprimantes. Les auteurs sont ceux du répertoire comique, avec Georges Feydeau, Eugène Labiche, Georges Courteline, Jules Renard, Alphonse Allais, Meilhac et Halévy, Jean Giraudoux, Victorien Sardou, Tristan Bernard.

Mais le site propose aussi des auteurs comme Molière, Corneille, Racine, Prosper Mérimée, Victor Hugo, Voltaire, Denis Diderot, Marivaux, Alfred de Musset, Anatole France, Alfred de Vigny, Anton Tchekhov.

Enfin, on trouvera encore Térence, Henrik Ibsen, Luigi Pirandello. Je ne les cite pas tous…

Seul bémol : aucun classement, ni par auteurs, ni par titres.

 

 

16/05/2014 

Vous aimez le piano, vous aimez le chant, vous aimez Rossini ?

« En proie à la tristesse,
Ne plus goûter* d’ivresse,
Au sein de la jeunesse,
Souffrir, gémir sans cesse,
Voilà quel est mon sort.
Se flétrir en silence,
N’espérer que la mort,
Hélas, quelle souffrance.
Ô peine horrible !
Vous que l’on dit sensible,
Daignez, s’il est possible,
Guérir le mal terrible
Dont je me sens mourir !
Soulagez ma douleur,
Rendez-moi le bonheur. »

« Une lente souffrance
Me consume en silence ;
Et ma seule espérance
Est la tombe où j’avance
Sans peine et sans plaisir ;
Et de mon âme émue
Je voudrais et ne puis bannir
Cette langueur qui me tue. »
(Variante -
Les vers suivants sont pareils)

La première épreuve du Concours musical international Reine Élisabeth de Belgique (CMIREB) a débuté avant-hier, mercredi, dans le Studio 4 de Flagey. Florie Valiquette, accompagnée au piano par Martin Dubé, chantait la Cavatine de la Comtesse Adèle, En proie à la tristesse     dans l’opéra bouffe Le Comte Ory (Acte I, Scène 8). Nous en devons les paroles à Eugène SCRIBE et à Charles‑Gaspard DELESTRE‑POIRSON.

Cet air du Comte Ory (août* 1828), peut-être le savez-vous, reprend le thème musical Partir, o ciel, desio     de la comtesse de Folleville dans le Voyage à Reims (juin 1825) interprété ce vendredi 16 par Jungeun Kim, accompagnée par Thomas Hoppe.

La RTBf assurait les enregistrements. Les précédentes épreuves de chant remontaient à mai 2011  .

 

 

22/04/2014 

« Elle avançait dans leur salon, et tout était là. À l’identique. Rien n’avait bougé. La couverture toujours sur le canapé. La théière aussi sur la table basse, avec le livre qu’elle était en train de lire. Elle fut saisie tout particulièrement par la vision du marque-page. Le livre était ainsi coupé en deux ; la première partie avait été lue du vivant de François. Et à la page 321, il était mort. Que fallait-il faire ? Peut-on poursuivre la lecture d’un livre interrompu par la mort de son mari ? »

David FOENKINOS, La délicatesse, 16, Gallimard, 2009

Les romans de Foenkinos sont parcourus d’une douce folie, portée par une langue élégante et subtile, un art de la formule découpant une vue sur la vie, neuve et rafraîchissante*.

 

 

22/03/2014 

Je lis le roman de Frédérique MOLAY, La septième femme, paru chez Fayard, Prix du Quai des Orfèvres 2007. Et ce dialogue me révèle un terme qui m’était inconnu :

« Adresse-toi à Tom Robin, docteur en biologie, biochimie, biologie moléculaire, génétique, sciences forensiques !

— “Forensiques” ?

— Quoi, “forensiques” ? ! Spécialiste en collecte, préservation et évaluation de preuves. Ça t’en bouche un coin, non ? »

(Chapitre 7, Nuit blanche )

Le sens contemporain du mot est emprunté à l’anglais, mais sa racine forensis, adjectif dérivé de forum, est latine.      

 

 

22/02/2014

Francophones de tous pays, soyons à la fête !

20 mars 2014

« La Francophonie, c’est avoir l’audace de penser que nous avons, ensemble, une emprise sur notre destinée commune.

» Que cette Journée internationale de la Francophonie soit donc l’occasion de fêter, avec enthousiasme et fierté, cet optimisme de l’espérance et cette audace de la volonté. »

Abdou DIOUF, Secrétaire général de la Francophonie

Du 15 au 23 mars, la langue française sera en fête : remuons les mots qui remuent. Cette année, la Ville belge des mots est Charleroi. Le thème international de cette édition : les mots en folies.

Vous trouverez une grille de mots croisés comprenant notamment les dix mots de cette année ainsi que deux autres rassemblant les mots de 2012 et de 2013, conçues par mes soins.

 

 

31/01/2014 

« Encore l’art po

C’est mon po - c’est mon po - mon poème
Que je veux - que je veux - éditer
Ah je l’ai - ah je l’ai - ah je l’aime
Mon popo - mon popo - mon pommier

Oui mon po - oui mon po - mon poème
C’est à pro - à propos - d’un pommier
Car je l’ai - car je l’ai - car je l’aime
Mon popo - mon popo - mon pommier

Il donn’des - il donn’des - des poèmes
Mon popo - mon popo - mon pommier
C’est pour ça - c’est pour ça - que je l’aime
La popo - la popomme - au pommier

Je la sucre - et j’y mets - de la crème
Sur la po - la popomme - au pommier
Et ça vaut - ça vaut bien - le poème
Que je vais - que je vais - éditer »

Raymond Queneau, Le chien à la mandoline, Éditions Gallimard, 1965

Le premier quatrain de ce petit bijou est récité par Guy Goffette, poète belge et éditeur de poésie chez Gallimard, dans le magazine culture et médias de La Première, Tout le Monde y passe, présenté par Pascal Claude (30/01/2014).

L’entretien autour du débat « Pourquoi la poésie n’a plus la cote ? » opposait dans un piquant Face à Face Éric Brogniet, directeur de la Maison de la poésie de Namur à Guy Goffette précisément.

Vous pouvez par ailleurs entendre Raymond Queneau aux archives de l’INA  .

 

 

25/01/2014 

Connaissez-vous la syllogomanie   ? Il s’agit d’un trouble obsessionnel compulsif : les gens qui en souffrent accumulent des objets dont ils n’arrivent plus à se séparer, attachés qu’ils y sont de manière morbide.

J’ai découvert le mot dans L’écorchée, le roman de Donato CARRISI paru chez Calman‑Lévy en 2013, traduit de l’italien par Anaïs Bokobza (chapitres 29, 31 et 32).

Douée pour détecter des indices sous de fausses apparences et pour ne pas donner foi à des interprétations illusoires, une certaine Mila Vasquez, sans doute le diminutif de María Elena, est enquêtrice au service des personnes portées disparues. Il arrive que celles‑ci soient des assassins ou des victimes. Il arrive que ces assassins soient non pas des tueurs en série mais des tueurs de masse, ces derniers agissant par haine, rancœur ou vengeance vis‑à‑vis de la société et non pour l’assouvissement funeste d’un besoin pathologique, les uns narguant la société, les autres tentant de se soustraire à son contrôle.

Quant à Diana Müller, atteinte de syllogomanie et dont la mère a déclaré la disparition depuis neuf ans déjà, est-elle victime, assassin ou ni l’une ni l’autre ?

 

 

01/01/2014 

Le concert annuel au Musikverein par l’Orchestre philharmonique de Vienne est toujours agréable à suivre, notamment pour la marche de Radetzky composée par Johann Strauss père. Cette année, nous eûmes le plaisir d’entendre de la cithare, dans l’Ouverture des Légendes de la forêt viennoise, de Johann Strauss fils. L’arrangement de la Belle Hélène  d’Offenbach par Eduard Strauss ne manquait pas de saveur non plus.

Mais c’est le caractère facétieux du ballet classique dansé au Palais Liechtenstein qui m’a particulièrement convaincu : sur le pizzicato de Sylvia, de Léo Delibes, danseurs et ballerines, vêtus de costumes en tartan créés par Vivienne Westwood, avaient troqué le masque romantique et conventionnel pour des mines mutines dans un pétillant chassé‑croisé.

Les costumes, ai-je envie de préciser, ne paraissaient pas avoir été sortis d’un musée mais méritent d’y être accueillis, comme les danseurs ne donnaient pas l’impression d’imiter leurs prédécesseurs mais inspireront sans doute leurs contemporains.

Le chef Daniel Barenboim aussi conduisit l’orchestre avec finesse et cette malice retrouvée à l’entracte dans le reportage dévoilant les préparatifs du spectacle, monté de main de maître.

 

 

15/12/2013 

La dictée s’offre non seulement un nouvel habit mais se met au diapason des dernières technologies, comptant ainsi parmi les acteurs de la formation en ligne ou apprentissage via l’Internet.

Le site se présente désormais sous la forme d’un blog, constitué non plus de simples fiches mais d’articles plus développés : la qualité rédactionnelle sera au rendez-vous et les médias auront la part belle. Cours toujours y a trouvé sa place.

 

 

27/11/2013 

Devant une classe un tantinet bruyante au départ, un professeur mesquin semble se venger en dictant d’une élocution précipitée et incertaine un texte qu’il demande à ses élèves de relire… Pas bête, un peu méchant, mais le rire est sauf.

Pierre Péchin officie, nous sommes en 1975, et le document est archivé à l’INA, l’Institut national de l’audiovisuel, le pendant français de la SONUMA, la Société de numérisation et de commercialisation des archives audiovisuelles, en Belgique francophone.

Pour présenter la dictée Bordet à Nivelles, Bruno Dewaele s’adresse à un public acquis à la cause de l’orthographe, et d’ailleurs conquis par son talent de rédacteur servi par un esprit aussi délicat que pointu. Il ne mange ni ne mâche ses mots. Le rire est soft  et l’orthographe est sauve.

Comme chaque année, le concours se déroulera en novembre, le samedi 30, précisément, sous le patronage du Cercle d’Or.

Ajout du 01/12/2013 : Le texte de cette dictée figure sur le site de l’auteur. Le titre ? Quand le vin est tiré, il faut le vendre !

 

 

08/10/2013

Le premier avril 2010, j’évoquais l’article de Françoise Baré, écrit sur le mode plaisant mais révélant une information scientifique à propos du boson. En juillet 2012, l’existence de la particule était expérimentalement établie.

Eh bien, le prix Nobel de physique 2013 a été attribué au Britannique Peter Higgs et au Belge François Englert.

« En 1964 déjà, François Englert, aujourd’hui âgé de quatre-vingts ans, et Robert Brout (décédé en 2011) publient un article dans lequel ils formulent une théorie sur le mécanisme de brisure de symétrie. Le boson scalaire explique, via ce mécanisme, pourquoi certaines particules ont une masse et d’autres pas. Ils précédèrent ainsi de peu Peter Higgs », lit-on sur RTL.be. « Une consécration » pour notre compatriote et « un grand honneur pour notre pays » (RTBf).

« Et le pion dans tout cela ? » vous exclamerez-vous non sans à-propos. Le pion est un méson, particule du groupe des bosons, en effet.

 

 

20/09/2013

Raymond Devos ! « Un site pour les profs par les profs », T’enseignes-tu ? donne à voir son inoubliable sketch « Le car pour Caen »   que les Éditions Montparnasse mettent en ligne, sans doute extrait de l’émission Bouquet de joie réalisée le 24/09/1956 par Jean‑Loup Berger.

Quand ? à sept, au quart, à dix-neuf… Où ? à Caen, à Sète, à Troie… À combien ? en car à vingt ou en auto à trois ? Mais à vingt‑deux, le car de police était là… pour l’embarquer à sept ! Un jongleur du verbe que cet artiste !

C’est à Céline, formatrice en français langue étrangère et diplômée de l’université de Grenoble, que nous devons cette ouverture de fenêtre à la brise du rire.

D’autres humoristes comme Anne Roumanoff, avec « L’entretien d’embauche » et Florence Foresti avec « Les horaires de bureau », ainsi qu’un vidéo‑clip des Guignols de l’info, complètent la rubrique, articulée sur les thèmes Humour et travail, Humour et actualité, Humour et langage familier, Humour et jeu de mots.

Quant à Raymond Devos, Françoise Rullier-Theuret a rédigé à son sujet une étude d’une quinzaine de pages, « Raymond Devos ou la peur des mots », parue en 1996 dans la revue Langage et société, que vous pouvez consulter librement sur le portail universitaire de Lyon Persée. Citons également la thèse de Frédérique Offredi, Monologues en France du moyen âge à Raymond Devos (2010)  .

 

 

13/09/2013 

Les 14 et 15 septembre, Bruxelles sera en liesse, ses habitants seront à la fête et ses monuments à l’honneur.

La vingt-cinquième édition des Journées du patrimoine sera exceptionnelle, même si la météo s’annonce maussade. Comme vous le lirez sur BEL‑RTL, la pluie est partie… pour durer. Mais les Halles Saint‑Géry, par exemple, s’ouvriront aux visiteurs pour deux expositions.

Un jeu, Bruxelles, m’as-tu vu ?, permettra aux amateurs de confronter d’anciennes photographies de quartiers pittoresques de la capitale avec leurs propres clichés pris à cet effet. Chacun pourra alors comparer à la fois le cadre et le style.

Ce sera le temps où Bruxelles bruxellera !

 

 

22/08/2013

« L’orthographe, c’est simple comme une chanson », affirme Jean-Vincent Voyer, créateur de la méthode Orthochansons, assisté de Raphaël Garraud, compositeur, et d’Agathe Jeannnoutot, interprète. Et il le prouve avec une brochure de onze pages et une démonstration en ligne du logiciel. Et de nombreux spécialistes en témoignent.

Le style et le ton des chansons conviennent, selon moi, à des enfants à partir de huit ans. Accompagné d’un adulte, ce public pourra aborder le degré des difficultés répertoriées et la façon de les présenter. Un enfant seul se débrouillera à partir de dix-onze ans.

Ce qui s’apprend jeune se retient plus facilement. Mais ce que l’on apprend à détester jeune se méconnaît aussi durablement. L’orthographe n’est pas un drame ! Le manque d’orthographe quand l’occasion s’est présentée de l’apprendre, peut-être… Se détourner de son étude est une erreur, s’obstiner dans une méthode rébarbative aussi.

Alors, ce logiciel téléchargeable sur votre machine (PC ou MAC) est sans doute un beau cadeau de rentrée ou pour les prochaines vacances, car il faudra verser une contribution pour en obtenir la clé.

 

 

28/05/2013

Un collègue et ami m’envoie ce conte dont les quatre personnages sont des pronoms indéfinis.

« Ce n’est la faute à Personne !

» Il était une fois quatre individus qu’on appelait Tout le monde, Quelqu’un, Chacun et Personne. Or un travail important était à faire. Tout le monde en fut chargé. Mais Tout le monde était persuadé que Quelqu’un s’en acquitterait. Chacun aurait en effet pu prendre l’initiative mais Personne ne le fit.

» Quelqu’un se fâcha car c’était le travail de Tout le monde !

» En fin de compte, Tout le monde fit des reproches à Chacun parce que Personne n’avait fait ce que Quelqu’un aurait pu faire.

» Moralité :

» Loin d’adresser un reproche à Tout le monde, il serait bon que Chacun fasse ce qu’il doit sans nourrir l’espoir que Quelqu’un le fera à sa place ! Car l’expérience montre que là où l’on attend Quelqu’un, généralement on ne trouve Personne ! »

Mon correspondant conclut non sans à propos qu’il transfère ce message à Tout le monde afin que Chacun puisse l’envoyer à Quelqu’un, sans oublier Personne

Ajout du 13/06/2013 : Ce texte, et d’autres de ce style, sont désormais groupés sur la page Fantaisies.

 

 

04/05/2013 

Vous aimez le piano et vous aimez Mozart ? Les demi-finales du Concours musical international Reine Élisabeth sont conçues pour vous.

La semaine du 13 au 18 mai, tous les jours à 15 heures, dans le Studio 4 de l’Espace Flagey, deux candidats exécuteront un concerto pour piano et orchestre du compositeur salzbourgeois, accompagnés par l’Orchestre royal de Chambre de Wallonie dirigé par le chef Michael Hofstetter.

Il est possible d’assister au concert ou, pendant quelques semaines, de le voir et de l’écouter en direct, sur La Trois (RTBf). Voici le concerto numéro 15 en si bémol majeur K450 interprété par Boris Giltburg  .

La précédente épreuve de piano remontait à 2010  .

Si donc vous aimez le compositeur, branchez-vous sur Radio Mozart  , vous ne la quitterez plus.

 

 

16/04/2013 

Les événements* concernant les professeurs de français et leurs élèves durant les heures de classe sont somme toute rares : pièces de théâtre, conférences, entretiens avec un écrivain se présentent souvent en soirée ou les samedis et dimanches. Et alors, ils ne sont pas toujours conçus pour un public d’adolescents.

Eh bien, Benoît Anciaux a mis sur pied le Festival de littérature LI(V)RE ENSEMBLE. Les lundi 29 et mardi 30 avril, de 8 h 30 à 16 heures, le festival est réservé aux classes de l’enseignement secondaire : votre groupe et vous-même serez accueillis à Marcinelle selon un programme taillé à vos exigences.

Reportage TéléSambre

Si je n’étais pas à la retraite, nul doute que je me déplacerais sans hésiter avec mes élèves et quelques collègues pour cette fête de la littérature vivante.

 

 

01/04/2013 

Un courriel m’adresse ce petit texte qui présente des mots de même orthographe (homographes) mais se prononçant de façon différente (hétérophones).

« Sortant de l’abbaye où les poules du couvent couvent, je vis ces vis. Nous portions nos portions, lorsque mes fils ont cassé les fils. Je suis content qu’ils vous content cette histoire. Est-il de l’Est, mon premier fils est fier et l’on peut s’y fier. Ils n’ont pas un caractère violent et ne violent pas leurs promesses, leurs femmes se parent de fleurs pour leur parent. Elles ne se négligent pas, je suis plus négligent. Elles excellent à composer un excellent repas avec des poissons qui affluent de l’affluent. Il convient qu’elles convient leurs amis, elles expédient une lettre pour les inviter, c’est un bon expédient. Il serait bien que nous éditions cette histoire pour en réaliser de belles éditions. »

Ce rapprochement loufoque de faux frères relève moins de l’exercice de style que du goût* de la facétie mais cadre sans doute avec cette première journée d’avril.

Ajout du 12/04/2013 : Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la liste des homographes, homophones ou hétérophones, est longue. Si la question vous intéresse, consultez Homonymes, paronymes et antonymes.

 

 

12/03/2013

Journée internationale de la Francophonie

Bonne fête à nous tous !  

Cette année, la Ville des mots est Soignies.

Cette année également, Dis-moi dix mots, ce sont dix mots « semés au loin » car adoptés par d’autres langues et revenus parfois ensuite dans la nôtre. Des jeux de toute sorte   sont proposés.

 

 

01/03/2013 

Albert Einstein, Marie Curie et Svante August Arrhenius : le temps, l’atome et le froid. Sur ce trinôme se construit l’intrigue du passionnant récit de Franck THILLIEZ, Atomka.

Je vous ai naguère parlé de l’auteur à propos de La forêt des ombres, un roman un peu noir en Forêt noire.

Voici deux ans déjà, je vous ai aussi parlé des liseuses, pour bien les nommer.

Eh bien, Atomka  est disponible en format numérique  , notamment pour ce type d’appareils sans rétroéclairage et sobre en énergie, avec vingt-cinq pourcent de remise et zéro pourcent d’encombrement par rapport au produit papier. En outre, Numilog propose le téléchargement gratuit des quatre premiers chapitres de ce roman, un logiciel de lecture doit être préalablement installé, Adobe par exemple.

Il existe aussi une version du texte lu sous forme de cd ou de fichier mp3.

 

 

02/02/2013 

Connaissez-vous le Balbuzard fluviatile ? Depuis le printemps dernier, on en voit un qui « navigue sur l’océan des mots ».

Le Balbuzard fluviatile   est le titre du quarante-neuvième album de Julos Beaucarne, qui lui a récemment valu le prix Charles Cros, c’est le titre du spectacle que le Jaseur boréal  donnera à Paris les 25 et 26 février.

Il y a deux ans, presque jour pour jour, un billet était consacré à l’invité d’honneur de l’émission Sacré français, évoquant Pindare, Léo Ferré et les slameurs.

Cette fois, l’Obsédé textuel  évoque Baudelaire, Marcel Thiry, Roger Bodart, Paul Éluard, Gilles Vigneault.

 

 

19/01/2013 

Hier, je regardais sur France 3 Questions pour un champion quand Julien Lepers demanda quel était le cri du milan. Aucun des deux candidats du « face-à-face » ne donna la réponse : le milan huit, du verbe huir, attesté par Littré et Larousse mais ignoré de l’Académie française et du Trésor de la Langue française.

Ce verbe ne figure pas parmi les trente-cinq de ma grille Cris d’animaux. Le principe des mots croisés, en effet, est d’accepter une seule réponse, écartant toute variante orthographique ou synonyme.

Par exemple, horizontalement 14 : le hibou hulule, mais on écrira aussi bien qu’il ulule.

Ainsi, en 7 verticalement : le crocodile vagit  mais il lamente par ailleurs, comme Jean-Michel Zecca l’a fait observer il y a quelques jours dans son émission Septante et un* sur RTL-TVI.

Comme le milan, enfin, le hibou peut également huer, variante de huir, et forme syncopée de hululer. On parle de chat-huant.

 

 

01/01/2013

Le congrès mondial des professeurs de français aura lieu à Liège en 2016, du quatorze au vingt et un* juillet, cela ne s’invente pas !

D’ores et déjà, si vous me permettez cette redondance cependant attestée par la neuvième édition du Dictionnaire de l’Académie française, un site est dévolu à ce projet, avec pour devise :

« Français, langue ardente »

évoquant La Cité ardente, l’antonomase métaphorique désignant la ville belge qui accueillera les congressistes.

En juillet 2012, c’était Durban qui organisait l’événement*, lequel a lieu tous les quatre ans.