Le dialogue

Le chat et la souris

Serge MIKHALKOV. Fables adaptées du russe par Maurice CARÊME ©

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   dit la pauvrette      Gronda le chat, abasourdi      Lui répliqua le chat      piailla la souris      Près de se noyer, elle crie   
      À moitié endormie,
Une souris tomba dans un grand fût de bière.
    :
— Je coule, je me noie… Ah ! quelle mort vulgaire !
    J’eusse préféré, mille fois,
    J’eusse préféré, mille fois,
    Périr sous la patte du chat.
    — D’accord, exquise créature,
     
       Qui d’aventure
       Passait par là.
      Je ferai, par surcroît,
      Un excellent repas.
  — Oui, oui, , sauvez-moi
      Car, parole d’honneur,
      La mort, hors de ce fût,
      Me paraîtra meilleure.
    C’est ainsi que la souris fut,
       Sur sa parole,
      Retirée de l’alcool.
      Pourtant, bien que tremblant de froid,
         Et d’effroi,
    Et sentant à plein nez la bière,
  Notre madrée parvint à se soustraire
    Au félin par trop sûr de lui.
    C’était un bien joli tour
         De souris !
    — Oh ! je vous mangerai un jour,
    .
      Quoi, me tromper ainsi !…
    Que faites-vous donc de l’honneur ?
      N’aviez-vous pas promis
    De vous laisser manger sur l’heure ?
                — Que si,
       Roulée en boule
      Au fond de sa demeure.
      Mais lorsque j’ai promis,
    Vous oubliez que j’étais soûle.
    Vous aurez beau parler d’honneur :
    Serment d’ivrogne est sans valeur.