L’art du portrait

Pascaline

Les portraits qui suivent se présentent comme des arbres dépourvus de leur feuillage et de leurs fruits. Le texte est grammaticalement correct mais nombre de « caractérisants » ont été gommés, regroupés dans la fenêtre ci-dessous. Pour « colorer » le texte comme son auteur s’y est essayé, récrivez-les avec votre clavier à la place qui leur convient. Le bouton « Aide » offre une première lettre. Attention ! une faute de frappe et la réponse est incorrecte.

   ardent      bleu      cette mobilité      cuivrés      de s’envoler en mèches folles      d’un blond roux      encore candide      enfantin      et de pur      impitoyablemnt      ou seize      pâle et droit      sévères      sans insolence      très bas dans le cou      un   
   Sylvain la regardait tandis qu’elle parlait. Elle était toute jeune, pouvait avoir quinze ans, tout au plus. On le devinait au dessin de ses lèvres, qui riaient très vite, pour la moindre chose, à la hardiesse de son regard qui vous fixait profondément, avec une sorte de naïf étonnement. Elle avait des cheveux , qu’on sentait destinés à brunir, à se transformer en châtain mais qui, pour l’instant, gardaient encore de chauds reflets . Elle les tirait de chaque côté de son visage, les empêchait de se boucler, , les nouait en une grosse pelote, . On devinait là les conseils d’une maman rigide. Mais cela ne l’enlaidissait pas, dégageait au contraire son front , lui donnait quelque chose de franc . L’âge, plus tard, accentuerait sans doute le dessin de ses narines, mais pour l’instant, elles avaient encore cette petitesse, de l’enfance.

   Maxence VAN DER MEERSCH, La maison dans la dune